Programme de surspécialité en médecine de la douleur

Description du programme

La médecine de la douleur est une surspécialité de l’anesthésie qui vise la prévention, l’évaluation, le diagnostic et le traitement de la douleur ainsi que la réadaptation des patients aux prises avec des douleurs aiguës et chroniques associées ou non à un cancer, et ce, à tous les âges de la vie.

Durant cette formation de deux ans, le résident acquiert un corpus de savoirs et d’habiletés techniques indispensables à l’évaluation et au traitement de la douleur aiguë, chronique ou cancéreuse. Il doit posséder une solide connaissance des principes généraux de la médecine et de la chirurgie, ainsi que des connaissances et des aptitudes liées plus particulièrement aux domaines de la psychiatrie, de la toxicomanie, de la neurologie, de la physiatrie, de la rhumatologie, de la pédiatrie, de la gériatrie, de l’oncologie, des soins palliatifs, de l’orthopédie, de la gastroentérologie, de l’obstétrique-gynécologie, de la radiologie et de la pharmacologie.

Formation

Le programme de surspécialité en médecine de la douleur de l’Université de Montréal est d’une durée de deux ans (26 périodes de 4 semaines). Il répond à l’ensemble des exigences du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

Si la formation antérieure du candidat le permet, un maximum de 13 périodes peuvent lui être créditées pour la surspécialité.

Les deux années sont divisées en stages cliniques de durées variables. Vous trouverez ci-dessous l’ensemble du programme de formation, les stages obligatoires et les stages optionnels possibles. Le candidat sera encouragé à choisir les stages optionnels liés à sa pratique future et ces choix devront être acceptés par le comité du programme. L’ordre des stages durant une année est à définir avec le comité du programme et respectera l’accessibilité des milieux de stage selon le nombre de résidents d’autres spécialités qu’ils accueillent.

Le programme ci-dessous représente le minimum de formation requis. Des années de formation additionnelle peuvent être demandées par le directeur du programme pour s’assurer que la compétence clinique est acquise en se basant sur les évaluations obtenues par le candidat durant sa formation.

1re année

Une période obligatoire pour chacun des 7 blocs suivants :

  • Médecine des toxicomanies
  • Neurologie
  • Physiatrie ou rhumatologie
  • Psychiatrie ambulatoire
  • Traitement de la douleur aiguë
  • Traitement de la douleur cancéreuse (soins palliatifs)
  • Traitement de la douleur chez l’enfant

Six périodes optionnelles :
Sans être obligatoires, des stages en gériatrie (douleur), neurologie (migraine), physiatrie ou rhumatologie (celui non réalisé dans le cadre des stages obligatoires de 1re année, voir ci-dessus), radiologie diagnostique, radio-oncologie, réadaptation et troubles du sommeil sont fortement encouragés.

Les autres stages optionnels peuvent être faits dans les spécialités suivantes : chirurgie, gastroentérologie, obstétrique et douleur chronique post-accouchement-gynécologie, orthopédie, médecine de l’adolescence; il peut aussi s’agir de la préparation d’un projet de recherche ou de tout autre stage pertinent à la formation en médecine de la douleur avec approbation du directeur du programme.

2e année

Réalisation d’un projet de recherche, projet d’assurance qualité ou projet éducatif *

Cinq périodes

  • Deux périodes : stage de deux périodes en clinique interdisciplinaire de traitement de la douleur chez l’adulte.
  • Trois périodes : stage de trois périodes en clinique interdisciplinaire de traitement de la douleur chez l’adulte, la personne âgée ou l’enfant. Le choix de l’une ou l’autre des trois orientations se fera suivant la pratique future du candidat.

Une période

Stage de une période dans une clinique interdisciplinaire de traitement de la douleur d’un centre hospitalier régional

Sept périodes

Suivi de clientèle**, une journée par semaine (28 jours)

Stages dans des centres offrant un programme interdisciplinaire de traitement de la douleur chronique à raison de quatre jours par semaine

Une ou plusieurs périodes peuvent être consacrées aux domaines suivants :

  • Programme d’adaptation à la douleur chronique et fibromyalgie (une ou deux périodes)
  • Traitement de la douleur centrale (une ou deux périodes)
  • Gériatrie (douleur) (de une à sept périodes)
  • Pédiatrie (douleur) (de une à sept périodes)
  • Douleur chez l’adulte (de une à sept périodes)
  • * Durant sa 2e année de formation, le résident doit réaliser un projet de recherche, un projet d’assurance qualité ou un projet éducatif. Ces projets peuvent être réalisés dans une des institutions suivantes CHUM, CHUSJ, CRLB, CRGLM, HMR, ICM, IUGM.  

Les projets éducatifs peuvent être de plusieurs ordres, par exemple : la rédaction et publication d’un article de révision de la littérature, le développement de capsules d’information ciblant les médecins de première ligne, etc.

La réalisation d’un projet de recherche dans le cadre de cette surspécialisation constitue un défi. Il pourrait être difficile de mener à terme le projet jusqu’à une éventuelle publication si le résident ne l’initie pas rapidement.

Dans ce contexte, pour le résident qui veut faire un projet de recherche, il lui est possible de choisir une période optionnelle au cours de la 1re année pour préparer le projet. Il est possible que 2 résidents collaborent au même projet.

Si le résident choisit de faire un projet de recherche, il est suggéré que dès les six premières périodes de sa première année de surspécialité, le résident :

  • Détermine le sujet de son projet
  • S’assure de la collaboration d’un superviseur
  • Communique ces informations au directeur de programme

Au cours des sept dernières avant la 2e année :

  • Fasse une revue de la littérature et rédige le protocole de recherche

Au cours des trois périodes avant la 2e année, que le résident :

  • Présente le projet aux comités scientifique et d’éthique de la recherche

**Au cours des sept dernières périodes de sa formation, le résident est appelé à faire un suivi de clientèle. À raison d’une journée par semaine (28 jours), ce stage longitudinal se déroule dans une clinique interdisciplinaire de traitement de la douleur adulte (CHUM ou HMR), pédiatrique (CHUSJ) ou gériatrique (IUGM), selon le plan de carrière du résident. Le choix de la journée se fait selon les disponibilités du centre hospitalier d’accueil. Durant ce stage, le résident procède à l’évaluation initiale et assure le suivi de sa clientèle. Le résident est supervisé par un ou deux précepteurs cliniques facilement accessibles qui peuvent le conseiller en tout temps sur les cas qu’il évalue et suit.

 

Éligibilité

Pour être éligibles à ce programme de surspécialité, les candidats doivent détenir la certification du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada en anesthésiologie, neurologie, rhumatologie, physiatrie, pédiatrie, médecine d’urgence, médecine interne ou psychiatrie. Les candidats certifiés d’autres spécialités médicales ou chirurgicales comme l’oncologie médicale, la neurochirurgie, la chirurgie orthopédique ou médecine palliative sont éligibles à certaines conditions.

Les résidents formés au Québec, doivent appliquer pour le programme de seconde formation.

Les candidats qui détiennent un certificat de spécialiste émis à l’extérieur du Québec ne peuvent pas appliquer à ce programme et doivent soumettre leur candidature en tant que moniteur clinique (voir le document à cet effet).

Diplomation

À la fin de sa formation, s’il satisfait à toutes les exigences de la formation, le candidat qui détient un diplôme du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada dans une des spécialités listées précédemment peut se présenter à l’examen de la surspécialité de médecine de la douleur du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. S’il passe l’examen, outre le diplôme du Collège royal, le candidat qui fait sa surspécialité en médecine de la douleur à l’Université de Montréal reçoit aussi un diplôme de la Faculté des études supérieures et postdoctorales.

S’il ne détient pas de diplôme du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada, le candidat ne peut pas se présenter à l’examen de surspécialité de médecine de la douleur, mais s’il a satisfait à toutes les exigences de la formation, il recevra un diplôme de la Faculté des études supérieures et postdoctorales en médecine de la douleur.

 

Nombre d’entrées annuellement : 2

Programme

Nombre de résidents : 

Nombre de professeurs : 20 qui exercent spécifiquement dans le domaine du traitement de la douleur

Rémunération

Les résidents du Québec, sans PREM, sont éligibles à un poste rémunéré de R6 et R7 durant leur formation

Les résidents ayant fait leur formation hors Québec ne peuvent pas bénéficier de rémunération durant leurs deux années de formation et doivent détenir une bourse de formation.

Formulaire de demande

Vous trouverez des informations générales concernant le programme de médecine de la douleur offert à l’Université de Montréal au site suivant : http://medecine.umontreal.ca/etudes/etudes-medicales-postdoctorales/programmes/medecine-douleur/

Nous vous suggérons de correspondre avec Mme Marie Galibois, du vice-décanat de la faculté pour qu’elle vous transmette les formulaires qui s’appliquent à votre situation :

Adjointe à la vice-doyenne
Marie Galibois, B.A.A., M.Sc.
Vice-décanat, études médicales postdoctorales
Faculté de médecine | Université de Montréal
Pavillon Roger-Gaudry, bureau S-740
2900, boul. Édouard-Montpetit
Montréal (Québec)  H3T 1J4
514 343-6111, poste 3973
Télécopieur : 514 343-2068

Vous pouvez aussi communiquer avec la directrice du programme :
Dre Aline Boulanger, MD, FRPCP, MPH
Hôtel-Dieu du CHUM
3840, rue Saint-Urbain
Montréal (Québec)  H2W 1T8
514-890-8000, poste 15126
Fax :  514 412-7132

À titre indicatif, les dates de soumissions des dossiers en 2017-2018, seront gouvernées par le calendrier suivant :
Novembre 2016 : début du dépôt des demandes et de la période d’examen des dossiers
31 décembre 2016 : fin de la période de convocation aux entrevues
Janvier 2017 : période des entrevues
Février 2017 : réunion de la CVDFM pour prendre les décisions sur les demandes.

N.B. La maîtrise de la langue française parlée et écrite est nécessaire.